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Charlie Hebdo se paie une campagne de pub pas chère

La communication est partout aujourd’hui, y compris chez des gens qui font profession de s’en méfier et même de l’exécrer. L’exemple ses caricatures de Mahomet dans le numéro de Charlie Hebdo de cette semaine est significatif. Il s’agit ni plus ni moins d’une action d’image et de présence à l’esprit pour une marque de presse en perte de vitesse, surfant sur un effet d’aubaine à la suite de la pitoyable vidéo islamophobe venue des Etats-Unis. Une technique largement utilisée par Ryan Air, par exemple.
Mettre en danger la vie des gens et susciter des mesures de protection coûteuses de nos concitoyens à l’étranger dans un but purement commercial est le signe d’une grande irresponsabilité. Ce numéro va se vendre formidablement bien, par un effet de curiosité et de panurgisme habituel. Peut-on imaginer que cette action de communication extrême provoque l’effet inverse à celui recherché si certains des lecteurs s’émeuvent de cette posture et arrêtent de « consommer » ce produit à l’éthique douteuse ? Ce n’est même pas évident, car cette absence de moralité fait justement partie de leur image de marque… Malin !
Espérons en tout cas qu’après ce coup de pub piteusement masqué sous les oripeaux de la liberté d’expression, ce journal aura au moins la décence d’épargner ses leçons d’éthique aux marques à l’avenir !

20sept 2012

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Obscured by clouds

Ce week-end a vu éclore deux campagnes de presse (visibles dans le JDD d’hier, entre autres) pour des sujets complexes. L’une, théoriquement grand public, de Numergy sur le cloud computing, l’autre totalement BtoB de la société La Place Média sur l’adexchange.
Ces sujets sont importants puisque le premier va bientôt concerner 500 millions de particuliers dans le monde (entre Facebook et Twitter) et l’autre traite plusieurs milliards d’enchères par mois rien qu’en France pour gérer l’inventaire d’espace sur internet.
Pourtant ces deux campagnes réussissent l’exploit d’être particulièrement obscures pour les gens auxquels elles s’adressent (et je ne parle pas des autres, qui à priori s’en fichent).
Numergy se lance dans une comparaison entre le photovoltaïque et « l’énergie » du cloud computing qui est particulièrement incompréhensible pour un esprit relativement préparé. Où est l’énergie du cloud, à qui on reproche plutôt de gaspiller de l’énergie en faisant chauffer des ordinateurs en batterie ?…
La Place Média utilise comme accroche un jeu de mot banal et vague qui ne peut guère accrocher l’attention et emmener le prospect potentiel aux 2 lignes du bas qui l’éclaireront peut-être sur le métier de cette entreprise.
La presse reste un média qui permet d’expliquer les choses avec des mots clairs. Se différencier, c’est bien, le faire de manière compréhensible par sa cible, c’est mieux.

10sept 2012

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Les DJ aussi dopent leurs audiences Facebook et Twitter !

Le magazine anglais de clubbing Mixmag, dont s’inspirent chez nous Tsugi ou Trax, est plein d’infos intéressantes. Mais ce qui nous y intéresse, ce n’est pas la déclaration de Nile Rodgers (co-fondateur de Chic) annonçant que le travail qu’il vient de boucler avec Daft Punk vaut largement tout  ce qu’il a pu faire avec Bowie, Madonna ou même son comparse Bernard Edwards, ni l’annonce du nouvel album (apparemment très réussi) des Pet Shop Boys.

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03août 2012

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Bill Bernbach on advertising

Déniché sur le board de Damien, ce talk de Bernbach. Toute une époque.

Quelques traits de génie et le reflet d’une ère révolue : l’obsession de la persuasion (on a juste changé de mot de nos jours, ne nous leurrons pas), la conviction que la pub stimule la démocratie en formant l’opinion…

… le plus étonnant et inspirant, c’est cette prise en compte des drivers comme leviers de persuasion. Rien n’a changé en 50 ans. Les drivers furent bien un temps écartés au profit de visions égocentrées de marques ou d’indicateurs sociodémographiques ineptes mais la pensée de Bernbach est assez intemporelle :

06juil 2012

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